Chaque aée, au moment du passage à l’heure d’hiver, la Sécurité routière publie un avertissement intitulé « Heure d’hiver, piétons, attention ! ». Selon l’Observatoire interministériel de la sécurité routière (ONISR), le sur-risque, lié au passage à l’heure d’hiver et à la faible luminosité qui caractérise la période de novembre à janvier, engendre une vingtaine de per- soes tuées supplémentaires par mois. Ainsi, entre novembre 2012 et janvier 2013, 162 piétons sont décédés, soit, en trois mois, 34,1 % de la mortalité routière « piétoe » auelle. Le communiqué précise : « Aux abords et au centre des villes, aux heures critiques, l’éclairage des véhicules et des lampadaires ne suffit pas toujours à bien voir les piétons qui traversent. À pied, préférez des vêtements clairs, ou, mieux encore, assortis de bandes rétroréfléchissantes… »
Sur le même sujet, le Syndicat de l’éclairage a publié les résultats d’une enquête de satisfaction(1) réalisée auprès de 300 Français dont il ressort qu’il existe « une corrélation évidente entre l’éclairage public et le sentiment de sécurité pour les usagers ». En effet, 94 % des sondés pensent que l’éclairage est un facteur de sécurité la nuit, dans les agglomérations et particulièrement à l’heure d’hiver. 78 % estiment que les déplacements de nuit sans éclairage public sont plus stressants et plus fatigants. 73 % font également un lien entre l’absence d’éclairage public et le risque d’accidents.
(1) Enquête de satisfaction réalisée par HEC Junior Conseil, en janvier 2014, pour le Syndicat de l’éclairage. Sur la base des réponses de 300 persoes interrogées, l’enquête quantitative a été privilégiée avec une méthode de tris à plat puis de tris croisés. Pour coaître l’ensemble des résultats de cette enquête : www.syndicat-eclairage.com.
Enfin, plus de 80 % pensent que la route est plus dangereuse lorsqu’il est décidé d’éteindre l’éclairage de celle-ci. Cette extinction provoque alors de l’inquiétude et surprend ses usagers par sa nouvelle dangerosité.
Le Syndicat de l’éclairage ajoute que « cette enquête s’inscrit dans le prolongement des constats formulés par l’enquête Harris Interactive commandée et publiée pour SPIE en mars 2014, qui révélait que l’éclairage public est, pour les Français, un élément central contribuant à leur sécurité ».
Pour Alain Chardigny, PDG de Selux, « c’est un fait avéré, la lumière est une composante pluridisciplinaire d’une ville : outre le sentiment de sécurité qu’il procure, l’éclairage constitue un vecteur électoral, de confort, et de plus en plus un attrait touristique ».
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